Le bon Samaritain

approfondissement

Jésus a parlé à travers des discours, des prédications. Il a aussi souvent utilisé des petites histoires, appelées "les paraboles", pour expliquer à ses disciples le royaume de Dieu, le salut ou l'amour de Dieu.
Elles font appel à notre imagination. A travers les plantes, les graines, les animaux ou les situations ou relations humaines, elles manifestent l'invisible.

Pour approfondir avec Maurice Autané : Les Paraboles

Dans cette parabole, le vin est utilisé pour cautériser et guérir une blessure.
Dans la Bible, il est donné aux malades : « Ne continue pas à ne boire que de l'eau ; mais fais usage d'un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions. » (1Timothée 5,23)
Il est aussi donné aux mourants : « Donne une boisson forte à qui va mourir, du vin à qui trouve la vie trop amère :  qu’il boive et qu’il oublie sa misère, qu’il cesse de remâcher ses tourments ! (Proverbes 31,6)
Il est aussi offert aux condamnés : « Auprès des autels, ils se couchent sur les vêtements qu’ils ont pris en gage. Dans la maison de leur Dieu, ils boivent le vin de ceux qu’ils ont frappés d’amende. » (Amos 2,8)

Le Talmud, texte clé du Judaïsme prétend que « partout où le vin manque, les médicaments deviennent nécessaires ».
Hippocrate (460 avant JC), le “père fondateur de la médecine occidentale”, recommande de laver localement les plaies avec une éponge puis d’appliquer une pièce propre de lin imbibé de vin ou de vinaigre
Henri de Mondeville (chirurgien de Philippe le Bel), vers 1300 après JC recommande que la plaie nettoyée soit suturée rapidement et que des compresses soient appliquées dessus et non dans la plaie. Sur les blessures propres, il versait du vin chaud et appliquer un pansement sec.

Un passage de l’Odyssée (IV, v. 219) offre la première attestation dans la littérature grecque d'un médicament contre la douleur de l'âme : « Pour effacer le chagrin de la disparition d'êtres chers, Hélène verse dans le cratère où l'on puisait à boire un remède ingénieux provenant d'Egypte, pays des médecins les plus savants du monde qui descendent de Péon, le médecin des dieux. »
Rufus d'Ephèse (I° siècle après J.-C) en donne une interprétation savoureuse : « Je loue le vin en vue de la santé plus que toute autre chose ; mais celui qui en boit a besoin de sagesse, s'il ne veut pas subir quelque mal irrémédiable ; car le vin peut développer la chaleur, remplir le corps de force, et digérer les aliments dans toutes leurs parties ; et il n'y a aucun vin qui soit si mauvais qu'il ne puisse produire ces effets ; mais il existe, en ce domaine, comme dans tous les autres, des qualités inférieures et des qualités supérieures. Le vin peut aussi placer l'âme dans un certain état, car il est le remède (φάρμακον) contre le chagrin et, à mon avis, c'est cela qu'Hélène versait dans le cratère ». Jacques JOUANNA :  Le vin et la médecine dans la Grèce ancienne.

Nous vous proposons deux interprétations de la parabole
Pour approfondir avec Jean-Paul II : Commentaire
Pour approfondir avec Frédéric Grolleau : L'énigme du Samaritain