Histoire

« Le Moyen Âge commence avec la chrétienté. Les premiers évêques avaient assuré la survie de l’Empire romain… et celle de ses vignobles. » dit Didier Nourrisson
En effet, une part de l’histoire de la viticulture en Occident est liée à la chrétienté qui fait du vin la boisson par excellence : Il est essentiel à la célébration de la messe, à l’accueil des visiteurs dans les abbayes et aux soins des malades dans les hospitalités. Lors de l’effondrement de l’empire au V° siècle, après les grandes invasions barbares qui ont ruiné l’immense vignoble romain, les évêques aux nombreuses seigneuries foncières ainsi que les moines aux multiples abbayes ont joué un grand rôle dans l’expansion et le perfectionnement de la viticulture.
Lorsque la règle de saint Benoît (V° siècle) basée sur la maxime « Ora et Labora » (Prie et travaille) est rénovée par Saint Bernard de Clairvaux (XII° siècle), les moines deviennent les principaux producteurs de vins. Ils possèdent une main d’œuvre non négligeable ainsi que des pressoirs, des celliers, des caves. Ils connaissent les terroirs, les cépages et les techniques de rendement.

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Le vignoble bordelais a bénéficié de l’effort général de la mise en valeur :  non seulement ses noyaux originels ont été vinifiés, mais il a aussi conquis de nouveaux terroirs. AU XII°, c’est dans la ville et surtout dans ses faubourgs qu’il connait sa plus grande extension. Ainsi, les murs de la vieille cité abritent des petites parcelles de vigne cultivée en « rège » ou en treille. Hors les murs, le vignoble a gagné la croupe de grave et ne délaisse que les zones humides et marécageuses…

     +  Au XIII°, en Bas-Médoc, ce sont les abbayes de Vertheuil et de Sainte Croix qui ont suscité l’implantation de la vigne ; mais ces premiers essais sont ponctuels. Le Médoc central, aujourd’hui si renommé pour ses crus, ne présente alors qu’un paysage austère de terres et de landes.
    +  En Entre-deux-Mers, l’abbaye de la Sauve-Majeure a introduit la vigne dans de nombreux lieux. A la lecture de son cartulaire, il apparaît qu’aux alentour de 1150, il n’est pratiquement pas de paroisses de l’Entre-deux-Mers qui n’aient pas de vignoble.
    +  La perte des archives de la collégiale de Saint-Emilion empêche toute reconstitution du paysage. Les vins de Saint-Emilion seront pourtant, au XIII°, les seuls à figurer en bonne place dans le célèbre poème de la « Bataille des vins ».

œuvres en préparation

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