L'Autel / Le Cep

Le mot latin Altare, qui signifie « Autel », vient de la racine Altus, qui veut dire « élevé ». Originellement, l’autel est le haut-lieu servant de point de jonction entre Dieu et le monde.


Il est le rappel de la croix sur laquelle le Christ a offert sa vie et a été « élevé. »

Suite à la l’écoute de la Parole, le peuple de Dieu apporte l’offrande, le pain et le vin, la grande offrande pour la messe !

Pape François :

Dans les signes du pain et du vin, le peuple fidèle met donc son offrande entre les mains du prêtre, qui la dépose sur l’autel ou table du Seigneur, « qui est le centre de toute la liturgie eucharistique. » Le centre de la messe est donc l’autel et l’autel est le Christ ; il faut toujours regarder l’autel qui est le centre de la messe. Dans le « fruit de la terre et du travail de l’homme », ce qui est offert c’est l’engagement des fidèles à faire d’eux-mêmes, obéissant à la Parole divine, un « sacrifice qui plait à Dieu le Père tout-puissant », « pour le bien de toute la sainte Église ». Ainsi, « la vie des fidèles, leur souffrance, leur prière, leur travail, sont unis à ceux du Christ et à son offrande totale et de cette manière ils acquièrent une valeur nouvelle » (Catéchisme de l’Église catholique, 1368).

Certes, notre offrande est peu de chose, mais le Christ a besoin de ce peu de chose.

Il nous demande peu, le Seigneur, et il nous donne beaucoup.

Il nous demande peu.  Il nous demande, dans la vie ordinaire, de la bonne volonté ; il nous demande un cœur ouvert ; il nous demande l’envie d’être meilleur pour l’accueillir, lui qui s’offre à nous dans l’Eucharistie ; il nous demande ces offrandes symboliques qui deviendront ensuite son corps et son sang…
Et n’oubliez pas : il y a l’autel qui est le Christ, mais toujours en référence au premier autel qui est la Croix, et sur l’autel qui est le Christ, nous apportons le peu de chose que sont nos dons, le pain et le vin qui deviendront beaucoup ensuite : Jésus lui-même qui se donne à nous.

 

L’autel est le Christ qui nous donne beaucoup ! Pour le rappeler, le cep est dans les failles. Jésus a dit lui-même : « Je suis le Cep ». Il a donné beaucoup de raisins en donnant sa vie. Le vin sur l’Autel en est le sacrement.

 

St Augustin

« Qui ne sait en effet que l'eau mêlée de terre, aspirée par les racines de la vigne, nourrit le bois et y prend une qualité nouvelle qui provoque le progressif surgissement de la grappe ?  qu'à mesure que celle-ci grandit, ce jus devient un vin  qui s'adoucit en mûrissant […] ? que ce vin prend force en vieillissant  et devient une boisson utile et agréable ? Pourtant le Seigneur eut-il besoin de cep ou de terre ou de ces laps de temps, lorsque par un admirable raccourci il changea l'eau en vin et en vin de telle qualité que les convives, bien que légèrement ivres, en vantèrent le mérite (Jo 2, 9) ? Le créateur du temps eut-il besoin du concours du temps ? […] Or, ces prodiges, lorsqu'ils arrivent, n'arrivent pas contre les lois de la nature, si ce n'est pour nous qui ne connaissons de la nature que son cours normal, mais non pour Dieu pour qui la nature est ce qu'il a fait. »

De Gen.ad litt. VI, 13, 24. BA 48,