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Accusation

approfondissement

Notre vocation est de bénir, nous qui sommes nés de la béné-diction de Dieu.

Pour approfondir avec le pape François :  La Bénédiction

La bénédiction « sort de la bouche de Dieu ». Il n’en est pas toujours de même pour nous…

Jésus nous le rappelle : « Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme ; mais ce qui sort de la bouche, c'est ce qui souille l'homme. » Matthieu 15,11

Pour approfondir avec soeur Anne-Claire Dangeard : Miroir, gentil miroir

Pour approfondir avec Benjamin Eggen : 3 proverbes de la Bible qui nous apprennent à nous taire

 

Jésus a été condamné au titre de megaddef, de « quelqu’un qui insulte Dieu ». Plus qu’une vérité historique, il faut voir dans cette accusation la conjonction de deux enjeux du christianisme naissant dont les textes évangéliques qui emploient ce mot se font l’écho :

D’une part, ils reflètent ainsi l’affirmation de la divinité de Jésus, que les chrétiens savent être incompatible avec la Loi juive, ce qui les amène à formuler cette incompatibilité dans les termes d’une lutte à mort ;

D’autre part, ils cherchent à tout prix à donner un sens juif à la crucifixion. Or celle-ci, en tant que mode d’exécution, est purement romaine. Ce qui s’en approche le plus dans la loi juive est le fait que la dépouille de celui qui a été condamné à la lapidation pour giddouf doive être brièvement pendue à un poteau – châtiment qu’il ne partage qu’avec l’idolâtre.

Faire condamner Jésus pour « blasphème » par le Sanhédrin permet de donner un sens pénal juif au fait qu’il soit « pendu au bois » de la croix et de gommer l’aspect exclusivement romain du châtiment.

Extrait de « Quel blasphème » de Julien Darmon, dans Jésus, L’encyclopédie.

 

Pour approfondir avec Joël Dahan : Dans la Bible, le blasphémateur n’est pas celui qu’on croit

 

Le « Droit au blasphème » est au cœur de bien des débats contemporains.

Pour approfondir avec Raphaël Picon : Le blasphème


 

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